La plupart des gens savent que la consommation d’aliments biologiques présente de nombreux avantages pour la santé. Mais la pratique agricole est-elle si saine pour l’environnement ? Une nouvelle étude suggère que les aliments biologiques pourraient avoir de graves conséquences pour l’environnement par rapport aux aliments produits de manière conventionnelle.

Des chercheurs de l’université de technologie Chalmers en Suède ont constaté que les aliments biologiques avaient un impact plus important que les aliments issus de l’agriculture conventionnelle sur l’environnement, car ils nécessitent une utilisation plus importante des terres. Et cela entraîne des émissions de dioxyde de carbone plus élevées.

Des rendements plus bas

Selon ce rapport, les rendements sont généralement plus bas pour la même surface de terre, principalement parce que les agriculteurs n’utilisent pas de puissants produits chimiques pour favoriser la croissance. L’utilisation d’une surface plus importante de terres génère indirectement la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Ceci est favorisé par la déforestation.

Voici une vidéo montrant le développement de l’agriculture bio :

La production alimentaire mondiale est régie par le commerce international, donc la manière dont les gens cultivent influence la déforestation sous les tropiques. L’utilisation de plus de surfaces pour obtenir la même production favorise la déforestation dans d’autres pays.

Mais qu’en est-il des avantages environnementaux ?

Même si l’agriculture biologique prenne généralement plus de terres pour produire les mêmes rendements, l’histoire de son influence sur l’environnement est beaucoup plus détaillée. Et ce n’est certainement pas une mauvaise nouvelle.

Les pratiques de l’agriculture biologique ont le potentiel d’améliorer l’environnement à long terme. Il vise à produire des aliments tout en établissant un équilibre écologique afin de prévenir les problèmes de fertilité du sol. L’agriculture biologique adopte une approche proactive plutôt que de traiter les problèmes après leur émergence. Par exemple, cette technique implique des pratiques telles que la rotation des cultures, les associations symbiotiques, les cultures de couverture, les engrais organiques et le travail minimum du sol.

Source :

Care2