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Jean-Jacques Walter, un diplômé de l’École des mines, a repris un cursus universitaire une fois à la retraite. Il s’est notamment passionné pour l’islam et a décroché un doctorat en islamologie sur ses… 80 ans ! Dans ses recherches universitaires, il a souhaité appliquer au texte du Coran, le livre sacré des musulmans, des méthodes mathématiques.

Une méthode inédite

La méthodologie scientifique employée par Jean-Jacques Walter est inédite. Dans ses résultats, elle rejoint cependant les travaux d’Édouard-Marie Gallez. D’un point de vue concret, Walter a donné des signatures mathématiques à des tournures stylistiques et lexicales précises. Son objectif était de repérer la patte de différents auteurs et de réaliser des datations informelles de chaque passage. Il s’agit de la « théorie des codes » :

Récemment, le mardi 3 avril 2018, le vieux chercheur était l’invité de Radio Notre-Dame, dans l’émission Le Grand Témoin, pour venir parler de ses travaux iconoclastes. Il s’est également confié sur son parcours académique, où il a été traité d’« islamophobe » à plusieurs reprises. Après divers refus, c’est finalement Marie-Thérèse Urvoy qui a accepté de diriger les recherches de Jean-Jacques Walter au sein d’une école doctorale de Bordeaux.

Les conclusion de Jean-Jacques Walter

L’usage que fait l’islamologue Jean-Jacques Walter de la théorie des codes lui permet d’en tirer des conclusions. Les principales ont déjà été largement reprises par la presse : le Coran aurait été écrit sur près de 200 années par une cinquantaine d’auteurs différents.

Bien entendu, ces conclusions se heurtent à la croyance majoritaire des musulmans. Ceux-ci considèrent que le Coran est une création divine transmise à Mahomet. Par le fait même, elle ne peut admettre une pluralité d’auteurs, fussent-ils inspirés ou non. Pour présenter et argumenter ses travaux, Jean-Jacques Walter a notamment publié un Les 2 islam aux Éditions Télémaque. Il y évoque un islam des Lumières face à un islam radical :

La thèse de Jean-Jacques Walter est cependant loin de faire l’unanimité à ce jour. Parmi ses contradicteurs, on attend une contre-attaque académique en bonne et due forme. Cela pourrait permettre de faire avancer le schmilblick !