La dose d'émotion

Prince Harry raconte sa dépression au Canada et ses paniques

À l’approche de la Journée mondiale de la santé mentale, Harry retrace ses crises de panique et son épuisement, en lien avec la perte de sa mère.

Clara Bellanger Par Clara Bellanger
4 min de lecture
Prince Harry raconte sa dépression au Canada et ses paniques
Une séance de psychothérapie, en écho au récit que fait le prince Harry de sa dépression et de ses paniques.

Le duc de Sussex a confié, dans une MasterClass diffusée le 8 octobre 2026, avoir traversé une dépression après son départ pour le Canada, et il y retrace aussi ses crises de panique. Ce programme, intitulé « Redéfinir le deuil : développer sa résilience face à la perte », a été mis en ligne à l’approche de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, rapporte Le Soir.

En bref

  • Son interlocutrice est le Dr Mary-Frances O’Connor, décrite par Grazia comme chercheuse et spécialiste du deuil à l’université d’Arizona, et par Le Soir comme neuroscientifique experte du deuil.
  • Il en donne plusieurs images concrètes :
  • Pour ne pas retomber dans les travers du passé, il s’impose, lors de ses déplacements professionnels, de ne jamais rester éloigné de sa femme et de ses enfants plus de dix jours d’affilée.

Son interlocutrice est le Dr Mary-Frances O’Connor, décrite par Grazia comme chercheuse et spécialiste du deuil à l’université d’Arizona, et par Le Soir comme neuroscientifique experte du deuil. Face à elle, Harry, 42 ans, aborde sa santé mentale et ce que la disparition de sa mère a changé dans son enfance comme dans sa vie d’adulte, indique CNews.

Un contrecoup ressenti après l’arrivée au Canada

Selon CNews, cet épisode remonte à 2019, après son emménagement au Canada avec Meghan Markle et leur fils. Il raconte que, loin d’un environnement stressant où son corps était sans doute gorgé d’adrénaline, il a ressenti en deux ou trois jours une chute d’adrénaline qu’il n’avait jamais connue. Il s’agit de son propre ressenti, formulé par lui, et non d’un diagnostic.

Il explique avoir eu besoin de stress pour que l’adrénaline lui permette de fonctionner, au point de ne plus rien pouvoir accomplir chez lui. Il résume cette période ainsi :

« J’ai même sombré dans la dépression pendant environ deux semaines et j’avais l’impression d’être incapable de fonctionner sans adrénaline. »

Prince Harry, duc de Sussex

Selon Grazia, ce départ était pour lui l’occasion de prendre du recul et de réfléchir. Quelques mois plus tard, le couple a annoncé renoncer à leur titre d’altesse royale, précise Le Soir, qui ne présente pas cette décision comme une conséquence de son séjour au Canada.

La panique avant les apparitions publiques

Harry se souvient d’une époque où chaque intervention publique le plongeait dans la panique, de la préparation jusqu’à la fin de l’événement. Il en donne plusieurs images concrètes :

  • enfiler un costume, une veste et une cravate, et sentir soudain qu’il suffoquait ;
  • sortir de voiture devant les appareils photo et leurs déclics ;
  • des crises de panique survenant même en voiture, sur le trajet du travail.

Il raconte avoir mesuré à quel point il était épuisé lorsque le simple fait de serrer le col d’une chemise lui donnait la sensation d’étouffer. À ses yeux, il y avait là un problème plus profond à examiner. Ce qu’il redoutait surtout, c’était le regard des autres : que l’on le voie dans un état dérangé sans qu’il puisse expliquer en quelques mots ce qui se passait, comme s’il sortait d’un combat de boxe.

Le malaise n’a pas totalement disparu. Il le reconnaît lui-même : « Il y a des engagements publics qui font encore monter l’adrénaline. Je ne vais pas vous mentir. »

Du deuil de Diana à l’engagement militaire

Harry relie cet état au deuil de sa mère, la princesse Diana, morte en 1997 selon Grazia. Il avait douze ans. Pendant quinze ou vingt ans, dit-il, on lui demandait si tout allait bien et il répondait que oui, comme anesthésié, coupé de ses émotions. L’adrénaline le faisait avancer sans qu’il s’en aperçoive.

Grazia rapporte aussi qu’il se voit comme l’enfant de douze ans qu’il était alors, sans le droit de s’effondrer et sans savoir comment guérir, bien qu’il juge son entourage excellent.

  1. Il s’engage dans l’armée, ce qui constituait selon lui une distraction parfaite : « C’était une distraction parfaite. Je ne pouvais penser à rien d’autre qu’à la tâche à accomplir. »
  2. À son retour de sa deuxième mission en Afghanistan, il commence à penser que ses expériences militaires semblent avoir réveillé des traumatismes.

Thérapie, culpabilité et limite de dix jours

Selon Grazia, un travail thérapeutique régulier lui a permis de débloquer ses souvenirs et de se défaire d’une culpabilité tenace. Il dit avoir fini par admettre que chercher le bonheur ne trahit pas la mémoire de sa mère.

Installé en Californie avec Meghan Markle et leurs deux enfants, il affirme que ce qui compte le plus pour lui est l’énergie, la joie et le bonheur qu’il tire du temps passé avec sa famille. Pour ne pas retomber dans les travers du passé, il s’impose, lors de ses déplacements professionnels, de ne jamais rester éloigné de sa femme et de ses enfants plus de dix jours d’affilée.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : SHVETS production. Licence Pexels.

Clara Bellanger

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Clara Bellanger

Clara Bellanger a travaillé dans une épicerie bio coopérative à Grenoble avant d'écrire sur la consommation. Elle tient pour Trendly la rubrique Bio et partage des sujets de mode de vie : alimentation, cosmétiques, jardinage en ville et petites histoires insolites. Elle cultive des tomates sur un balcon de quatre mètres carrés.