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Après dix-huit mois d’enquête, le journal anglais Mirror a publié les éléments d’un scandale sexuel durant depuis près d’un demi-siècle outre-Manche. Entre pédophilie, proxénétisme et trafic de drogue, plus de 1 000 jeunes filles ont été abusées par des gangs asiatiques.

Des faits horripilants

Des gangs d’une pègre ethnique seraient à l’œuvre depuis près de quatre décennies au Royaume-Uni. Leurs forfaits sont incroyables. Même si les chiffres exacts sont inconnus, ils auraient détruit la vie de plus d’un millier de femmes, parfois prises dans leur filet à un âge extrêmement jeune. Les médias anglais ont été presque unanimes pour relayer ces atrocités :

Ces victimes sont toutes issues de milieux humbles, désargentées et prolétaires. Leur vie était un calvaire. Elles étaient droguées, violées et battues sans arrêt, dans un véritable contexte d’esclavage sexuel. Dans la plupart des cas, elles avaient été repérées par leurs bourreaux alors qu’elles avaient à peine un peu plus de 10 ans. Les avortements forcés étaient monnaie courante. Dans certains cas, les filles violées étaient arrosées d’essence et menacées d’être brûlées si elles parlaient.

Parmi les histoires exposées, il y a celle d’une gamine rendue dépendante à la cocaïne à l’âge de 12 ans. À 14 ans, elle passe à l’héroïne, une overdose l’empêchant de passer le cap de la vingtaine… Cinq autres femmes au moins seraient mortes dans cette histoire, généralement brûlées vives en guise de représailles. Au moins deux cents hommes seraient incriminés dans l’affaire, appartenant tous à des gangs asiatiques. Telford se trouve au cœur de ces horreurs. La municipalité de Rotherham serait quant à elle carrément complice, allant jusqu’à proposer aux plaignantes découragées des « cours de sensibilisation à la diversité ».

Un scandale difficile à avaler

L’horreur des faits est insoutenable. En outre, il paraît incroyable qu’il ait fallu attendre quarante années environ pour qu’ils éclatent au grand jour. Seuls quelques crimes ont été punis par le passé, comme celui d’Azhar Ali Mehmood mettant le feu à une maison, ou avec l’arrestation d’Ahdel Ali et Mehmood Mubarek Ali. Mais, apparemment, la police aurait à chaque fois reculé devant l’ampleur du réseau, ne retenant que quelques chefs d’accusation, impossibles à taire. Le web anglais commente abondamment ces révélations :

Au cours de son enquête d’un an et demi, le Mirror a interrogé une douzaine de victimes différentes, ne se connaissant pas entre elles. L’une précise avoir été droguée puis violée par neuf violeurs un même jour. Elle évoque également un triple meurtre, visant une autre « esclave » et sa famille pour gagner le silence de toutes les jeunes filles… Sont évoquées des plaintes jamais prises en compte par la police anglaise. De fait, il semblerait que des autorités aient entravé toute enquête, par idéologie ou par peur d’être accusées de racisme, les gangs incriminés étant ethniques. C’est ce qu’affirme Mohan Singh, pourtant d’origine asiatique : « je pense que c’est à cause du politiquement correct et du fait que ces personnes ne veulent pas être taxées de racistes ».