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Le printemps de cette année a été irrégulier. Le mois de février a été exceptionnellement chaud dans de nombreux pays, avec des températures atteignant 17° C, tandis que des températures record au Royaume-Uni ont surpris les spécialistes du climat. Les températures ont ensuite chuté brusquement au début du mois de maris, avec de la neige par endroits, rappelant les blizzards de 2018 qui ont paralysé l’Irlande.

Malgré ces vagues de froid, les hivers se sont généralement réchauffés et on peut faire l’expérience de ce changement climatique en observant l’activité de la faune. On pouvait entendre des oiseaux chanter en plein hiver. L’herbe a continué à pousser et certains agriculteurs ont laissé leur bétail dans les champs.

Est-ce normal ?

Des espèces de plantes ont montré des changements saisonniers précoces indiquant une arrivée anticipée du printemps. Les recherches ont montré que l’apparition précoce de processus biologiques tels que la floraison et le développement des feuilles au printemps est due au changement climatique.

Voici les effets du changement climatique sur la faune et la flore :

Le domaine de la science qui étudie la chronologie de ces événements biologiques récurrents s’appelle la phénologie. En Irlande par exemple, l’agence de protection de l’environnement, finance actuellement des recherches sur la phénologie dans le cadre de projets menés en collaboration avec diverses universités du pays.

L’impact du changement climatique sur la croissance des plantes

Le moment exact de ces changements saisonniers est essentiel. Si les arbres déploient leurs feuilles plus tôt dans l’année, la saison verte s’allonge et la capacité des arbres à fixer le carbone est élargie. Une saison verte plus longue peut empêcher la libération de CO2.

De même, une croissance prolongée de l’herbe pourrait entraîner une accumulation accrue de carbone dans le sol et ainsi éliminer le CO2 de l’air. Par ailleurs, des changements dans la chronologie des processus biologiques au printemps présentent également des inconvénients potentiels. Si les arbres fruitiers fleurissent tôt, les fleurs peuvent être endommagées par la vague de froid, qui peut devenir plus fréquente avec le changement climatique.

Source :

RTE