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En août dernier, nous évoquions les terribles conditions de vie des ânes sur l’île de Santorin. Utilisés pour porter de lourdes charges dont des touristes en surpoids, ils étaient à bout de force et blessés. La situation commence à évoluer.

Les touristes de plus de 100 kilos condamnés à marcher

Désormais, les touristes en surpoids ou obèses ne pourront plus monter sur le dos de ces ânes. Bon nombre d’entre eux utilisaient les équidés pour ne pas avoir à marcher ou à grimper les marches de l’archipel. Une nouvelle réglementation entre en vigueur. Elle a été mise en place par le ministère grec du Développement rural et de l’Alimentation, à la suite des nombreuses plaintes des associations.

En septembre, PETA dénonçait les conditions de vie des ânes à Santorin :

Cette mesure interdit aux touristes de plus de 100 kilogrammes de monter sur les ânes, afin de préserver leur santé. La décision fait suite aux demandes des défenseurs de la cause animale, et à leurs prises de position médiatisées. En septembre dernier, PETA qualifiait l’île de Santorin de théâtre de la maltraitance animale. Une pétition destinée à mettre un terme aux souffrances de ces ânes a récolté plus de 100 000 signatures.

La surexploitation des ânes à Santorin

Une réalité glaçante se cache donc derrière le décor paradisiaque de l’île de Santorin. Les animaux vivent là-bas un véritable enfer. De sévères blessures sont causées par l’exploitation des ânes, et le poids des touristes. D’énormes plaies ouvertes se forment, et la colonne vertébrale des animaux est touchée. Ainsi, plus la charge est lourde, plus les articulations et le dos des animaux subissent de tensions.

ânes
Les animaux vivent un enfer à Santorin – Crédit photo : Vince GX – Unsplash

Durant l’été, à raison de sept jours sur sept et sous un soleil de plomb, les ânes effectuent plusieurs voyages. Ils ne font jamais de pause, et n’ont bien souvent pas le temps de boire. Ainsi, ils croulent littéralement sous la fatigue et le poids des touristes. Et s’ils ne portent personne, ils portent des marchandises. Cette activité est totalement obsolète, alors qu’un téléphérique est en place depuis des années.

Source :

Demotivateur