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Trois universitaires américains (deux hommes et une femme) sont parvenus à faire paraître sept articles dits « scientifiques » dans des revues universitaires ou scientifiques réputées sérieuses, avec comité de lecture, dans le domaine des grievance studies. Jusque-là, tout paraît normal. Le seul bémol, c’est qu’il s’agissait d’un stratagème élaboré de toutes pièces par les trois intéressés afin de dénoncer le politiquement correct qui règne dans un certain milieu universitaire nord-américain. En utilisant les mots-clefs du moment, nos trois auteurs ont réussi à faire passer des textes incroyables, ce qui en dit long sur la qualité de revues trop souvent crues comme parole d’Évangile.

Enchaîner les garçons blancs à l’école ?

L’un des sept articles publiés dans le cadre de ce vaste canular qui a réussi conclut tout bonnement qu’il serait bon d’attacher dans les écoles les jeunes garçons blancs à leur chaise tout en leur interdisant de parler. Le tout présenté comme une expérience de pédagogie de « la réparation ». Un tel texte a pu passer parce qu’il manie à merveille le jargon et la phrasée universitaires… et qu’il exhibait les bons mots-clefs : « homme blanc », « racisme », « minorité », etc.

Voici en vidéo les ficelles du stratagème :

Dans l’ensemble des articles en question, ce sont les notions politiquement correctes de théorie du genre, de racisme, du féminisme et d’identité qui sont principalement tournées en dérision. C’est ainsi que l’un des billets affirme que l’homme se masturbant en pensant à une femme doit être considéré comme un prédateur sexuel s’il n’a pas préalablement demandé l’autorisation de cette dernière. Dans un autre texte, c’est l’astronomie telle qu’elle est pensée en Occident qui est taxée de machisme. L’auteur propose alors d’y insérer des danses et des mythes pour féminiser l’astronomie en tant que science alternative…

Et même du Mein Kampf !

Plus fort encore, l’un des sept articles universitaires publiés de la sorte a réussi à faire passer de larges traductions de Mein Kampf en anglais. Les mots-clefs de Hitler (« race », « aryen », etc.) ont tout simplement été remplacés par ceux du politiquement correct de l’époque. Ici, c’est le « féminisme » qui occupe tout l’espace.

Voilà la suite en vidéo :

Un autre des textes universitaires fait le plus sérieusement du monde une étude sur la « culture du viol » dans l’univers canin, prenant les défense des pauvres chiennes. Avec une analyse de la réaction des hommes face à ce phénomène et au comportement « queer » des animaux évoqués… Le tout reprend en réalité la ficelle utilisée jadis par Sokal. Les trois universitaires auteurs des faits ont préparé 20 articles. Si 7 ont déjà été publiés, 6 ont été rejetés et 7 autres étaient toujours en cours d’étude ou prévus à la parution avant l’ébruitement du scandale…

Source :

Areo