PARTAGER

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement (Anses) a rendu publique l’une de ses dernières expertises, portant sur la composition et la sécurité des tampons hygiéniques. Selon le rapport, ces derniers contiendraient des traces de pesticides en faibles doses. Normalement, les traces sont tellement minimes qu’elles n’auraient pas d’impact négatif sur la santé.

Des traces de pesticides dans certains produits

L’expertise portait sur l’analyse des tampons hygiéniques, mais également des serviettes, coupes menstruelles et protège-slips. Les traces de pesticides ont notamment été retrouvées dans certaines marques de tampons hygiéniques vendues en France. L’Agence a décelé des traces de glyphosate, mais également de lindane et de quintozène. L’usage de ces deux pesticides est interdit en Europe depuis 2000.

Source : PatriciaMoraleda – Pixabay

L’objectif de l’Anses était notamment de savoir si ces substances chimiques avaient un quelconque risque allergisant, d’infection ou d’intolérance une fois en contact avec les muqueuses. Actuellement, les doses identifiées sont faibles et ne dépassent pas les seuils sanitaires autorisés. Il n’y a donc pas de risque à l’utilisation de ces protections. Cependant, l’Anses demande à ce que des mesures soient prises pour réduire les traces, notamment pour les tampons et coupes menstruelles, qui sont des protections intravaginales.

 Changer régulièrement de tampon et de coupe

Pour limiter au maximum les risques, l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement conseille également de limiter l’exposition aux pesticides en changeant régulièrement de protection.

Source : silviarita – Pixabay

Ce conseil est surtout pour limiter au maximum les risques de choc toxique qui augmentent en cas de port prolongé d’un tampon ou d’une coupe menstruelle. Le syndrome du choc toxique se développe notamment lors de la prolifération d’une bactérie dans le sang, connue sous le nom de staphylocoque doré. S’il n’est pas pris à temps, le choc toxique peut-être mortel ou entraîner une amputation.

Source :

Le Parisien