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Sous le glacier de l’île du Pin en Antarctique, des chercheurs ont découvert des traces d’une activité volcanique en cours. La dernière date de 2 200 ans.

La dernière trace d’activité remonte à 2 200 ans

Alors qu’ils traçaient des gaz rares dans les eaux de l’Antarctique, des chercheurs tentaient de comprendre le rôle de l’océan dans le phénomène de fonte des glaces qui frappe l’ouest du continent. C’est avec surprise qu’ils sont tombés sur d’importantes quantités d’hélium 3 non loin du glacier de l’île du Pin. Et ce gaz est un sérieux indicateur de volcanisme.

Antarctique
Crédit photo : Steve Halama – Unsplash

Les mesures réalisées révèlent qu’une source de chaleur volcanique pourrait être active dans cette zone. L’activité y est 25 fois plus importante que ce que l’on attend généralement d’un volcan éteint. On sait déjà que l’inlandsis antarctique occidental se trouve sur un système volcanique. Or, la dernière trace d’activité date de 2 200 ans.

La fonte du glacier de l’île de Pin causée par un volcan ?

Cette source de chaleur pourrait-elle expliquer la fonte rapide des glaces se trouvant sur cette partie du plateau ? Les chercheurs affirment que non. Bon nombre de preuves démontrent que le réchauffement climatique reste la cause principale de la fonte des glaces à travers le monde, affirme Brice Loose, un océanographe à l’université de Rhode Island (États-Unis).

Crédit photo : Adam Excell – Unsplash

En revanche, il faut souligner que l’amincissement de la couche de glace causé par le réchauffement climatique allège une partie de la pression exercée sur le manteau terrestre. De ce fait, il accroît l’intensité de la chaleur volcanique qui s’échappe des profondeurs, ce qui a pour effet de réchauffer les eaux des alentours. Ainsi, le réchauffement climatique demeure la principale menace des glaces au pôle Sud. Une éruption aurait peu de chances de percer la calotte glaciaire, affirment les scientifiques.