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En France, il existe une part importante de cancers dits « évitables » (c’est-à-dire qu’on pourrait ne pas avoir en faisant attention à son environnement ou à son mode de vie). Ainsi, en 2015, pour un adulte de plus de 30 ans, 41 % des cancers pourraient être évités. Cela représente 142 000 tumeurs (84 000 pour les hommes et 52 000 pour les femmes).

Le tabac et l’alcool resteraient les principaux facteurs de risques

Le déclenchement d’un cancer peut avoir de multiples origines et quelquefois être inévitable. Parfois même, il s’agit juste du hasard de la génétique, qui va muter un jour de manière inopinée dans l’ADN de nos cellules. Il y a aussi l’hérédité à prendre en compte (le risque de développer un cancer à cause de ses antécédents familiaux) qui ne représenterait que 5 % des cancers.

Source : Free-Photos – Pixabay

Pour les 41 % qui restent, il y a aujourd’hui la possibilité de les éviter. Le tabac pourrait être à l’origine de 20 % des cancers, tandis que l’alcool serait responsable de 8 % de ces derniers. Pour les femmes, le surpoids et l’obésité pourraient être à l’origine de 6,8 % des tumeurs, tandis que ce serait l’alimentation (malbouffe) pour les hommes, à 5,7 %.

Certains cancers plus évitables que d’autres ?

En faisant attention à ces facteurs de risques, il serait possible de limiter l’apparition de certains types de tumeurs. Ainsi, le développement d’un cancer du poumon pourrait être réduit de 35 000 cas et de 20 000 autres cas pour le cancer du sein. Le nombre de cancers du côlon-rectum pourrait être réduit de 19 000 cas, ceux apparaissant aux alentours des lèvres-cavité orale-pharynx, de 12 000 cas. Les mélanomes pourraient également être moins nombreux (10 000 cancers en moins), de même que les cancers du foie (7 000), de l’estomac (6 000) et des reins (5 000).

Source : 4924546 – Pixabay

Cependant, certains critères comme l’âge de la première grossesse ou le nombre d’enfants n’ont pas été retenus, bien qu’ils soient reconnus comme pouvant avoir un impact sur l’apparition ou la non-apparition de certains cancers. En effet, il n’est possible d’agir sur ces deux facteurs de risques que par l’allaitement et non par un changement de mode de vie ou d’alimentation.

Source :

Le Monde