PARTAGER

Selon une étude américaine, certains médicaments pourraient accentuer les risques du développement d’une dépression. Prendre plus d’un comprimé par jour suffirait à développer des symptômes dépressifs. La combinaison de certains médicaments augmenterait également ces risques.

Les médicaments concernés

Les principaux médicaments concernés par l’étude sont les suivants…

Source : stevepb – Pixabay
  1. Les contraceptifs hormonaux (pilules et stérilet hormonal)
  2. Les médicaments visant à baisser la tension artérielle
  3. Les analgésiques
  4. Les médicaments soulageant les problèmes respiratoires (dont l’asthme notamment)
  5. Les traitements visant la régulation de l’acide gastrique
  6. La combinaison de bêtabloquants

Ce sont surtout les combinaisons de ces médicaments qui accentuent les risques. Le rapport encourage les médecins à faire de la prévention lors de la décision du traitement à suivre et d’indiquer les effets secondaires possibles.

Une étude menée sur plus de 26 000 patients

L’étude a été menée entre 2005 et 2014 et se base sur l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition des États-Unis (NHANES) ainsi que sur 26 192 participants américains. Ces derniers sont âgés – en moyenne – de 43 ans.

Il a ainsi été démontré qu’une personne sur sept souffrait de dépression quand elle prenait trois médicaments (et plus) par jour. À titre de comparaison, une personne sur vingt risque de développer une dépression quand elle ne prend pas l’un de ces médicaments. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire ce rapport plus détaillé, via ce lien.

Source : ivabalk – Pixabay

Cependant, les scientifiques à l’origine de ce rapport demandent à ce que les résultats soient interprétés avec prudence. En effet, ces derniers ne prennent pas en compte les potentiels antécédents de dépression chez les participants. Les scientifiques ne savaient pas non plus si les personnes étaient capables de faire la différence entre un syndrome dépressif et une période de déprime.

D’autres études complémentaires sont donc nécessaires pour confirmer les risques de dépression liés à la consommation de ces médicaments.