PARTAGER

Depuis plusieurs années, le monde médical se rend compte que le nombre de femmes développant une sclérose en plaques ne cesse de croître. Actuellement, ce sont trois femmes pour un homme qui en souffrent, alors que dans les années 50 et 60, le ratio était de deux femmes pour un homme. Les raisons de cette accentuation sont encore inconnues, mais les recherches s’attardent sur le nouveau mode de vie des patientes, qui pourrait être l’une des causes.

La sclérose en plaques, une maladie multifactorielle

Pour rappel, la sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central, qui se déclare généralement aux alentours de 30 ans. Elle modifie le système immunitaire qui s’attaque progressivement à la myéline (la gaine protectrice des fibres nerveuses). Avec le temps, la sclérose en plaques provoque de nombreuses douleurs et faiblesses. C’est une maladie chronique et incurable. Cependant, les traitements permettent de limiter les effets des poussées inflammatoires et de permettre ainsi à la myéline de se reformer progressivement.

Source : Free-Photos – Pixabay

Selon de récentes études, il semblerait que la sclérose en plaques soit une maladie dite multifactorielle. Son origine se trouve ainsi dans la combinaison de facteurs génétiques (bien que la maladie ne soit pas héréditaire), mais également environnementaux.

Tabagisme, contraception et obésité, de potentiels facteurs de risques

Selon une étude publiée en en 2012 par la revue américaine Neurology, certains facteurs environnementaux liés à une évolution des modes de vie pourraient jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie.

Ainsi, pour les femmes, l’urbanisation a provoqué une hausse de la consommation de produits manufacturés, mais également du tabagisme, de l’utilisation de contraceptifs et des cas de surpoids ou d’obésité. L’exposition réduite au soleil fait également partie de ces facteurs.

Source : Free-Photos – Pixabay

Des recherches complémentaires sont encore nécessaires pour en savoir plus. Cependant, grâce aux progrès de la médecine, la qualité de vie des malades est davantage préservée que dans les années 60. Les traitements sont améliorés sans cesse et permettent de faciliter un train de vie classique.

Source :

Ouest France