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En France, ces dernières décennies d’histoire de la République ont été riches en affaires louches et en scandales, si bien qu’on finit par les oublier. Panama, Stavisky, écoutes de l’Élysée, Crédit lyonnais, Guérini, Karachi, Tapie, Cahuzac… La liste serait incroyablement longue. Aujourd’hui, le vent souffle contre Emmanuel Macron depuis que des collusions avec la société d’événementiel GL Events ont été ébruitées par Mediapart. Les autres médias se sont mis à éplucher les MacronLeaks pour trouver toutes les anomalies imaginables. Mais cela permet de rire un peu. En effet, dans les comptes de campagne, une dépense amusante a été trouvée : 17,8 kg de fraises Tagada !

La fraise Tagada, c’est bon…

Haribo est une marque de confiserie célèbre entre toutes. Parmi ses produits phares, on trouve la fraise Tagada. Certes, on a le droit de ne pas en raffoler, mais comment ne pas aimer ? En revanche, de là à en acheter 17,8 kg et à inscrire cette dépense dans des comptes officiels pour la campagne électorale des élections présidentielles de 2017…

Ce poste de dépense inhabituel, pas encore remboursé par les contribuables français faute de justifications convaincantes, a été semble-t-il remarqué par un journal quotidien local, La Dépêche du Midi. Si le poids de 17,8 kg de fraises Tagada a de quoi sembler exorbitant, on ne saurait en dire de la facture. Celle-ci s’élève à 102,80 €, ce qui n’est pas énorme au vu de la marchandise. Pas la mer à boire vu les sommes brassées par les campagnes électorales !

Un usage douteux ?

Pour l’heure, la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) attend toujours (a priori) de la part du parti En Marche ! une justification raisonnable pour prouver le bien-fondé de cette dépense. Les fraises Tagada n’ont pas été acquises pour Emmanuel Macron, ni même pour d’autres membres de son équipe ou militants de son mouvement politique.

En attendant d’en savoir plus, une petite vidéo nous présente cette friandise et nous fera saliver :

C’est en effet Mickaël Nogal, aujourd’hui député de Haute-Garonne, qui a expliqué à La Dépêche du Midi le but de la manœuvre. Il s’agissait d’organiser à Toulouse, le 8 mars 2017, la « journée du droit des femmes ». Pour cela, des fraises Tagada étaient offertes aux électeurs potentiels. Il y avait un lien avec le surnom de Toulouse : la « ville rose ». Et également avec la couleur généralement associée aux femmes. Ça me rappelle quand même nos jeunes années et les élections des délégués de classe, pas vous ? Enfin une actualité un peu drôle !

Source :

Ouest-France