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La science avait déjà prouvé que sourire à un bébé le rendait plus souriant à l’âge adulte. Lui donner de l’amour affecte aussi son comportement. Mais, aujourd’hui, des scientifiques auraient fait une autre découverte.

Un ADN modifié par les câlins ?

Les expériences scientifiques sont généralement conduites sur des souris en raison de leur patrimoine génétique qui demeure très proche du nôtre. C’est en menant une étude sur ces animaux que les chercheurs sont parvenus à conclure que câliner un bébé influence de manière directe son ADN.

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Crédit photo : Julie Johnson — Unsplash

L’ADN contenu dans les cellules des bébés varie en fonction des câlins reçus, et ce jusqu’au sevrage. Le degré d’affection modifie donc la répartition des brins d’ADN et leur nombre. Pour parvenir à une telle affirmation, les chercheurs ont observé des souriceaux divisés en deux groupes. Les spécimens du premier groupe ont reçu beaucoup d’affection tandis que les autres souris ont été délaissées. Ils ont ainsi pu découvrir une différence dans les gènes de l’ADN des cellules cérébrales.

Un phénomène de rétrotransposition

Afin de balayer l’hypothèse héréditaire, les chercheurs ont inversé les souriceaux. Ceux qui ne recevaient pas d’affection ont été confiés aux mères attentionnées alors que les autres ont été séparés de leur mère. L’ADN s’est à nouveau modifié. Ces changements sont donc bien liés à l’environnement, et non pas seulement au caractère héréditaire de l’ADN. D’autre part, les souriceaux n’ayant reçu aucune affection se sont montrés stressés à l’âge adulte. Ils ont aussi présenté des signes d’inadaptation alors que les spécimens choyés ont vécu une vie parfaitement normale.

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Crédit photo : Kate Krivanec — Unsplash

Cette étonnante découverte peut alors être transposée aux êtres humains. Elle permet de mieux comprendre certaines pathologies telles que la dépression. Ces maladies pourraient trouver leurs origines dès la naissance, au cœur de notre ADN, mais nous influencer à l’âge adulte.

Source :

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