PARTAGER

L’année 2017 étant à peine révolue, c’est l’heure de tous les bilans. Les chiffres concernant les demandes d’asile en France pour l’an passé sont enfin entièrement connus. Sans surprise, ils confirment la dynamique des années précédentes.

Les causes des demandes d’asile

La barre symbolique des 100 000 demandes d’asile a été franchie en 2017. C’est la première conclusion que nous pouvons tirer. Le chiffre exact serait, d’après l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), de 100 412 dossiers. La vague migratoire de l’Afrique et du Moyen-Orient vers l’Europe n’est donc pas terminée, et elle concerne aussi des Européens. Le directeur général de l’Ofpra, Pascal Brice, commente lui-même ces statistiques :

Les demandeurs d’asile fuient généralement des territoires instables ou en guerre. En effet, les « printemps arabes » ont déstabilisé certaines régions, de même que les agissements de Daech. Même là où les événements se sont apaisés, la reconstruction peut s’avérer difficile. Divers individus quittent aussi leur pays parce qu’ils y sont mal tolérés ou ne sont pas en accord avec le gouvernement. Il y a en outre des migrants économiques fuyant des régions du globe particulièrement pauvres à la recherche de meilleures conditions de vie.

Des chiffres en hausse

Avec 100 412 demandes d’asile en 2017, c’est une progression de 17 % qui a été enregistrée par rapport à 2016 en France. On assiste donc à une accélération du phénomène, puisque l’augmentation avait été de 6,5 % entre 2015 et 2016.

La France est le deuxième pays d’Europe à recevoir le plus de dossiers dans ses préfectures. La première place est occupée par l’Allemagne, laquelle aurait frôlé les 200 000 demandes en 2017. Si en 2016 38 % des instructions par les autorités françaises aboutissaient, elles ont baissé à 36 % l’an passé. Les requêtes ont en moyenne été instruites en trois mois.

L’origine des demandeurs d’asile

Parmi les demandeurs d’asile, la nation la plus représentée est l’Albanie, avec 7 630 majeurs. Mais ce pays étant considéré comme « sûr », très peu de demandes sont acceptées. Arrive en deuxième position l’Afghanistan (5 987 dossiers, hausse de 6 %). Puis il y a Haïti (4 934), le Soudan (4 486, soit une baisse de 24 % par rapport à 2016) et la Guinée (3 780 : 62 % d’augmentation). Viennent de plus en plus nombreux des nationaux de Côte d’Ivoire (3 243, croissance de presque 100 %), de RDC (2 941, 15 %) et d’Algérie (2 456, 24 %).

Aperçu du site de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides), un organisme gouvernemental

Cette tendance devrait se confirmer en 2018. Pour répondre à cette augmentation du nombre de demandes d’asile, Emmanuel Macron a annoncé vouloir raccourcir les délais de traitement à deux mois. Rendez-vous en janvier 2019 pour analyser les chiffres du présent millésime !

Source :

Le Figaro

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar