Les chercheurs ont découvert une modification de l’ADN qui améliore notre capacité à éliminer la peur. Les résultats pourraient aider à orienter la mise au point de nouveaux traitements pour les troubles de l’anxiété liés à la peur. Le professeur Timothy Bredy du Queensland Brain Institue (QBI) a déclaré que si la peur est un mécanisme de survie important qui utilise des signaux de l’environnement pour susciter certaines réponses, il est possible de la contrôler.

Très souvent, les gens ont tendance à se souvenir des moments dangereux qui se sont passés dans leur vie. Cela les incite à être toujours prudents lorsqu’ils font face à la même situation. Toutefois, cela ne devrait pas compromettre votre capacité à fonctionner normalement.

Comment cela fonctionne-t-il ?

L’élimination de la peur fonctionne comme un contrepoids à la peur et implique la création de nouveaux souvenirs non-craintifs avec des éléments environnementaux similaires qui rivalisent avec le souvenir de peur d’origine.

Voici une vidéo vous expliquant ce qu’est une ADN :

L’équilibre entre la peur et l’élimination de la peur est essentiel à la flexibilité cognitive, permettant ainsi au cerveau de s’adapter rapidement aux différents changements. La perte de capacité d’élimination de la peur est un élément clé à la fois du trouble de stress post-traumatique et des phobies.

Le rôle joué par l’ADN

Les étiquettes chimiques sur les bases de l’ADN agissent comme un gradateur qui peut augmenter ou diminuer l’expression d’un gène sans affecter la séquence d’ADN sous-jacente. Les chercheurs ont maintenant découvert comment ces étiquettes chimiques aident à réguler l’élimination de la peur.

Pendant longtemps, on a pensé qu’une seule base de l’ADN, la cytosine, pourrait être modifiée, et que ces changements chimiques dans le cerveau réduisent l’expression des gènes. Les scientifiques ont désormais découvert que l’adénosine, une autre base de l’ADN, peut également être étiquetée chimiquement et que de nouveaux souvenirs se forment grâce à une modification de la désoxyadénosine ou adénine qui augmente l’activité de certains gènes.

Source :

ScienceDaily