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Une famille peut avoir besoin de l’aide d’une jeune fille au pair à différents moments de la vie. En vue d’une naissance ou tout simplement pour prendre soin d’enfants nombreux, voire par goût de l’échange culturel, une telle aide peut s’avérer précieuse. Aujourd’hui, les machines sont nombreuses : lave-vaisselle, lave-linge, aspirateur, robot de cuisine… Mais la présence humaine, qui était si appréciable dans la vie rurale de jadis, fait souvent défaut. Alors que diriez-vous d’accueillir une fille ou un jeune homme au pair ? Faisons le point sur les formalités et frais induits.

Une jeune fille au pair française

Le statut du travail au pair en France se subdivise en deux grands volets, généralement en fonction du candidat. Soit il est français, soit il vient de l’étranger. Commençons par envisager le cas d’une jeune fille au pair française placée dans une autre famille dans l’Hexagone…

Dans ce cas, l’État français conseille la plupart du temps d’avoir un « salarié au pair ». Bien entendu, la rémunération de la personne s’entend en nature : le logis et le couvert. Les travaux couverts sont d’ordre ménager et familial, comme le babysitting, de petites tâches ménagères, etc. Le cadre légal permet d’embaucher de cette façon des personnes de tout âge, même s’il s’agit le plus souvent d’étudiantes. Pour les services français, aucune condition de nationalité n’est à remplir. Une vidéo vous montre une candidate se présentant :

Dès l’embauche, une déclaration doit être adressée à l’Urssaf du lieu, en envoi recommandé avec accusé de réception. Il y aura donc des cotisations de sécurité sociale à acquitter, mais également des réductions voire des crédits d’impôts à obtenir grâce à la niche fiscale dite « des emplois familiaux ». Une convention collective estime que le logis mensuel correspond à 71 € de rémunération et le couvert à 4,70 € par repas. Cela sert par ailleurs à définir l’assiette des cotisations sociales.

Une jeune fille au pair étrangère

Si la personne n’est pas de nationalité française, elle peut tout de même bénéficier du statut officiel de « salarié au pair ». Cependant, la plupart du temps, c’est la formule du « stagiaire aide familial étranger » qui est retenue. Ici, il s’agit d’étudiants ou, du moins, de personnes bénéficiant de plus de temps pour elles. La participation aux tâches ménagères est de cinq heures maxi par jour, avec au minimum une journée de repos par semaine. Il faut impérativement avoir au moins 17 ans et 30 ans au maximum. Ce dispositif ne concerne que les étrangers, souhaitant donc apprendre ou perfectionner leur français.

Dans un autre registre, Blondies Life a tourné une vidéo pour partager son expérience :

Un « accord de placement au pair d’un stagiaire aide familial » doit être rempli en amont de l’arrivée de la personne. Une somme hebdomadaire est à convenir pour l’argent de poche (habituellement, son montant mensuel oscille de 265 à 320 €). Le tout concerne une période minimale de trois mois et maximale de deux années. Les cotisations sociales acquittées par le particulier sont forfaitaires et représentent… 553,28 € par mois en 2018.

Source :

AuPairWorld