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En janvier dernier, un homme de 43 a été admis à l’hôpital européen Georges-Pompidou pour bénéficier d’une deuxième greffe de visage. C’est une première mondiale qui permet à cet homme de retrouver une vie sociale plus simple, mais qui soulève tout de même quelques questions d’ordre éthique.

Source : Engin_Akyurt – Pixabay

Il souffre de neurofibromatose

Jérôme Hamon, âgé de 43 ans, est un homme qui souffre de neurofibromatose, une maladie génétique et dégénérative. Son effet premier est de déformer progressivement le visage avec l’apparition de tâches ou de tumeurs non cancéreuses.

En 2010, le patient avait déjà bénéficié d’une greffe de visage qui s’était déroulée avec succès. Cependant, courant 2016, des signes de rejet de la greffe ont commencé à apparaître. À l’été 2017, il a été hospitalisé en urgence et le greffon, qui commençait à se nécroser, a été retiré. Cependant, la greffe étant largement plus efficace qu’une chirurgie reconstructrice, une nouvelle opération a été tentée… et réalisée avec succès.

Afin de supprimer tous les anticorps liés au rejet du greffon, Jérôme Hamon a dû passer deux mois sans visage et subir un lourd traitement immunodépresseur.

Des risques de cancer accrus

Cependant, ces opérations lourdes posent toujours question. En effet, la greffe de visage nécessite la prise d’un traitement immunodépresseur à vie, ce qui laisse le corps à la merci de nombreuses maladies. Par ailleurs, à cause de ces traitements, le patient est plus susceptible de contracter des cancers ou du diabète.

Bernard Devauchelle, professeur de chirurgie au CHU d’Amiens, estime également que la transplantation de visage pose question puisqu’elle n’est pas vitale et peut, dans certains cas, altérer l’identité du patient. Sachant que la durée moyenne de vie d’un greffon est de 15 ans, le patient est susceptible de changer plusieurs fois de visage durant sa vie.

Malgré les risques, Jérôme Hamon se dit très heureux de cette nouvelle greffe :

Source :

La Croix