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Grindr est une application de rencontres homosexuelles. Elle a été mise en ligne en 2009 et dispose aujourd’hui de près de 3,6 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement. S’ils le souhaitent, les utilisateurs ont la possibilité de faire apparaître, sur leur profil, des informations concernant leur « statut VIH » (date des différents tests effectués, présence ou non de la maladie, etc.). Cependant, ils n’y sont pas obligés et Grindr est fortement suspecté d’avoir partagé (et potentiellement vendu) ces informations.

Source : cuncon – Pixabay

Deux applications dans le viseur des internautes

Grindr aurait partagé ces informations avec deux applications :

  • Localytics : qui s’occupe d’analyser des millions de données dans l’objectif de pousser les utilisateurs à utiliser davantage une application.
  • Apptimize : une application qui permet de faire tester une nouvelle fonctionnalité à un nombre restreint de membres.

Par ailleurs, il semblerait que Grindr ait partagé le numéro de téléphone, la localisation et l’adresse mail de ses membres, sans les prévenir, ni demander leur avis.

Une association française appelle au boycott de l’application

Selon Antoine Pultier, un chercheur, les informations partagées par Grindr permettent d’identifier rapidement un utilisateur, mettant ainsi à mal le respect de sa vie privée. Bien que l’application de rencontres ait annoncé la fin du partage des informations, les utilisateurs et les associations ne décolèrent pas.

En effet, l’association française Aides (officiellement spécialisée dans la lutte contre le VIH) a lancé un appel au boycott de l’application, via le hashtag #DeleteGrindr.

Source :

Top Santé