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Un test sanguin révolutionnaire permettrait de détecter cette maladie mortelle 20 à 30 ans avant qu’elle ne se déclare. En effet, la prise de sang pourrait mettre en lumière un taux élevé de bêta-amyloïde, un élément qui s’accumule dans le corps avant les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Source : DarkoStojanovic – Pixabay

Un potentiel symptôme de la maladie

Ce sont des équipes médicales japonaises et australiennes qui viennent de découvrir que l’accumulation de bêta-amyloïde est un premier symptôme de la maladie. Or, ce dernier apparaît bien avant le déclenchement de la maladie.

« À partir d’un petit échantillon de sang, notre méthode nous permet de mesurer le taux de protéines lié à la bêta-amyloïde, même si leur concentration est très faible » a expliqué Koichi Tanaka, biologiste et coauteur de l’étude parue dans la revue scientifique américaine Nature.

Cependant, cette méthode de dépistage présente un problème selon Rob Howard (un chercheur de l’University College de Londres). En effet, selon lui, toutes les personnes disposant de cette accumulation ne présentent pas forcément des signes de démence et – à l’inverse – toutes les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer ne possèdent pas nécessairement cette accumulation.

La possibilité d’anticiper la maladie

Même si la prise de sang ne peut être fiable à 100 %, elle permettrait d’anticiper la future présence de la maladie chez de nombreuses personnes. Ceci présenterait tout de même une avancée majeure dans la prise en charge des victimes de la maladie d’Alzheimer. En effet, plus la pathologie est détectée tôt, plus la prise en charge est de qualité et les symptômes ralentis.

En France, cette maladie touche près de 900 000 personnes et ces dernières perdent progressivement la maîtrise de leurs facultés mentales. On estime que les premiers symptômes (désorientation et troubles de la mémoire) apparaissent aux alentours de 65 ans.

Source :

Ouest France