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L’Organisation Mondiale de la Santé (ou OMS) a pris la décision d’inscrire la pratique excessive de jeux vidéo au sein de sa 11ème liste de Classification internationale des maladies. Cette classification trouve son origine grâce à 3 critères bien spécifiques, que l’on retrouve dans l’addiction aux jeux vidéos.

StockSnap – Pixabay

Qu’est-ce que « gaming disorder »

Lorsqu’on parle d’addiction aux jeux vidéos, on parle de « gaming disorder ». Son affectation au sein des listes de l’OMS ne surprend aucun spécialiste. En effet, avec la présence des écrans omniprésente dans notre quotidien, il n’est pas surprenant que des troubles d’utilisation excessive apparaisse, avec le temps.

Cependant, le « gaming disorder » fait débat chez de nombreux médecins et spécialistes. Certains estiment que cette addiction vient directement du jeu et de sa construction (il est vrai que certains demandent un certain investissement, mais ce n’est pas le cas de la majorité). D’autres estiment que ce n’est pas du tout du au jeu, mais à un trouble déjà présent.

Les trois symptômes reconnus

Actuellement, l’OMS considère que trois « critères » ou « symptômes » suffisent à diagnostiquer une potentielle addiction aux jeux vidéos. Ces derniers sont les suivants :

  1. Un mauvais contrôle de son rapport au jeu vidéo en général : on mesure ainsi la fréquence, qui doit être très importante et monopolisante.
  2. Une priorisation du jeu, par rapport aux autres activités du quotidien et de ses responsabilités (priorisation par rapport au travail, aux études, etc…).
  3. Une persistante de ce temps de jeu important malgré la prise de conscience des effets négatifs engendrés (isolement social, notamment ou échec scolaire, etc…).

La reconnaissance de ce trouble aura surtout l’avantage de garantir une meilleure prise en charge médicale et psychologique, des personnes victimes. Cette nouveauté permettra, peut-être, également de faire de la prévention plus adaptée à un public jeune.

Source :

France Inter