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La traque des tueurs en série est un travail d’enquête bien particulier. Pour cela, la technologie, et plus particulièrement l’intelligence artificielle, semble pouvoir faire une réelle différence.

La technologie a pris une place importante dans le métier

Habituellement, le travail de profilage et la traque des tueurs en série sont une affaire de détectives et enquêteurs tout ce qu’il y a de plus humains. La technologie prend depuis plusieurs décennies une place prépondérante dans l’assistance des enquêteurs dans ce domaine très spécialisé. De nos jours, les spécialistes du crime s’appuient de plus en plus sur l’intelligence artificielle pour travailler. Elle est en train de révolutionner le milieu et les méthodes de travail dans ce domaine.

Des chiffres américains révèlent qu’il y aurait entre 25 et 340 tueurs en série actifs aux États-Unis. Ces chiffres ne peuvent pas être plus précis notamment à cause de certains détails techniques.

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Crédit photo : Edu Lauton – Unsplash

Permettre aux machines de penser comme les tueurs

Kevin Knight a créé l’intelligence artificielle baptisée CARMEL et lui a appris à « penser » comme les tueurs qu’elle doit traquer. Elle se nourrit des informations dont les experts disposent sur le Zodiac Killer pour se mettre à la place de ces tueurs aux méthodes particulières. Si la machine est capable de résoudre ce type de vieilles affaires, elle n’est pas nécessairement d’une grande aide pour celles à venir. Dans cette idée-là, Thomas Hargrove et les membres de son équipe travaillent sur le Murder Accountability Project.

Ils sont ainsi parvenus à créer ce qu’ils appellent une « carte du meurtre » à l’échelle américaine. Pour cela, ils ont regroupé les informations obtenues durant les enquêtes et le machine learning. La carte en question permet donc à l’intelligence artificielle de mettre en évidence les motifs beaucoup plus rapidement et efficacement que le travail humain. Et dans ce genre d’affaires, le temps peut être une question de vie ou de mort.

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Crédit photo : Murder Accountability Project
Source :

KultureGeek