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C’est l’histoire d’un patient de 51 ans, qui souffre d’un cancer du poumon, mais également du VIH. Durant son traitement, pour lutter contre les cellules cancéreuses, des médecins français ont observé un effet secondaire positif surprenant.

Stevepb – Pixabay

Une diminution sensible du virus du Sida

Le patient âgé de 51 ans était soigné pour son cancer du poumon depuis 2005, mais était également porteur du VIH depuis 1995. Durant ce fameux traitement anticancéreux, des médecins ont découvert que le virus du Sida avait – tout simplement – fortement reculé dans l’organisme du patient.

Ainsi, le professeur Jean-Philippe Spano et son équipe de la Pitié-Salpêtrière ont publié leurs observations, dans la revue scientifique Annals of Oncology. Ils ont ainsi pu vérifier qu’un certain médicament anticancéreux pouvait « permettre d’atteindre des cellules dormantes infectées par le VIH qui se trouvent dans la moelle épinière, le cerveau, ou encore les organes génitaux et que les médicaments rétroviraux ne peuvent pas toucher », rapporte France TV Info.

Des chercheurs encore prudents

Les chercheurs à l’origine de cette découverte restent encore prudents, car – pour l’instant – ce traitement n’a fonctionné que sur un seul et même patient. D’ailleurs, chez un autre patient présentant les même problématiques, aucune diminution significative n’a été observée.

Pour confirmer ces résultats (ou les infirmer), des études plus importantes devraient être menées : « Nous allons continuer dans le cadre d’un programme pluridisciplinaire avec l’Agence nationale de recherche sur le sida, qui prévoit de suivre au long cours cinquante patients séropositifs traités pour un cancer », a expliqué Amélie Guihot, un des médecins ayant participé à l’élaboration de la publication.

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