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Actuellement en France, dans les salons de manucure et de pédicure, on estime que près de 700 substances sont présentes dans les diverses produits utilisés par les professionnels. Le problème : 60 de ces substances sont reconnues, aujourd’hui, comme étant très préoccupantes.

Photoshopholic – Pixabay

Une alerte de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

Ces 60 substances sont effectivement reconnues comme étant potentiellement cancérigènes, mutagènes, toxiques ainsi que d’être de potentiels perturbateurs endocriniens.

En étant exposés à ces produits, les professionnels s’exposent à des allergies cutanées fréquentes, des maux de tête ou même de l’asthme. Selon l’agence, les principaux produits concernés par cette toxicité sont ceux qui permettent la création d’un ongle artificiel (c’est à dire le gel ou les résines) contenant des éléments potentiellement irritants voire neurotoxiques.
L’agence a également mis en avant le fait que les outils de ponçage de l’ongle favorisaient le déplacement de particules toxiques dans l’air. Les professionnels se retrouvent ainsi à travailler dans un environnement où l’air est pollué.

Aucune mesure de protection chez les professionnels

Ce qui interpelle le plus l’agence, c’est qu’il est connu que les professionnels n’utilisent aucune mesure de protection. Le port de gants et de masques de protection n’est presque jamais appliqué. L’installation d’une ventilation générale et localisée adaptée n’est pas respectée, etc.
Cette absence de mise en œuvre est souvent due à une simple méconnaissance des risques. Ainsi, l’Anses a décidé de mettre à disposition des prothésistes ongulaires, des esthéticiennes mais également des pouvoirs publics et des institutions de recherche, une liste de recommandations.
L’Anses conseille notamment de se tourner vers des produits de substitution moins toxiques. Elle souhaite également que les pouvoirs publics s’appliquent à partager les risques encourus ainsi que la création d’un diplôme de prothésiste ongulaire (qui n’existe actuellement pas).

Source :

La Dépêche

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