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Les enfants de moins de 21 ans qui ont perdu au moins un père ou une mère lors des attentats terroristes de Paris ont la possibilité de devenir des “pupilles de la Nation”. Ils pourront recevoir des aides financières et éducatives de la part de l’Etat.

Plusieurs enfants ont perdu un ou deux parents dans les attentats de Paris. Ces orphelins du terrorisme peuvent maintenant être adoptés par l’état Français, pour devenir des pupilles de la Nation.

Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées, de l’Autonomie et de l’enfance, a recommandé que la trentaine d’enfants qui ont perdu leurs parents dans les attentats de Paris puissent demander ce statut juridique. La loi aide les enfants dont les parents ont été tués par l’ennemi de la Nation, ou sont morts de blessures ou de maladie prolongée ou aggravée à la suite d’une guerre, ou ont été affectés par un incident terroriste.

Ce statut remonte à la Première Guerre mondiale, où environ un million d’enfants orphelins ont reçu un statut juridique spécifique qui garantit une aide financière et une protection supplémentaire de la part du gouvernement.

La loi aide également les parents incapables de satisfaire leurs obligations familiales en raison de blessures ou de maladies subies par la guerre ou un acte terroriste. Le gouvernement offre des subventions pour les nécessités de base, paie pour les frais de scolarité, et couvre les soins médicaux jusqu’à ce que l’enfant atteigne 21 ans. Certains emplois dans la fonction publique sont réservés aux “pupilles de France”. Le montant de l’aide que chaque “pupille” perçoit est spécifique à sa situation, qui est décidée par le ministère des anciens combattants et victimes de guerre.

Quelque 20 enfants étaient devenus pupilles de la Nation suite aux attentats contre Charlie Hebdo en janvier.

Crédit photo principale : Flickr – Guerric