Le printemps, saison des floraisons et du chant des oiseaux, semble également rimer avec les bouleversements affectifs. Au-delà de la traditionnelle poussée des mariages, un phénomène surprenant se produit pendant cette période : l’augmentation des divorces.
Les courbes de l’amour au printemps selon une étude américaine
L’Université de Washington entrevoit une astuce singulière dans les fluctuations des engagements amoureux. Si le printemps est effectivement une saison propice aux mariages, son entrée marque également un pic de séparations. Ce drôle de phénomène amoureux donne lieu à une explosion des divorces à partir du début du printemps et ce jusqu’au mois d’août. Quelle en est la cause ? C’est une question que deux chercheurs de cette université ont tenté de comprendre.
Le printemps : une période propice aux divorces
Julie Brines, professeure agrégée de sociologie, et Brian Serafini, doctorant, ont constaté cette hausse notable de divorces juste avant l’été. Leurs résultats ont fait émerger l’idée que le « printemps serait socialement plus approprié pour un divorce ». Une hypothèse qui trouve sa pertinence dans plusieurs rationales.
Après les fêtes, l’heure des décisions
Premièrement, le printemps représente le décalage nécessaire après les fêtes de fin d’année et la Saint-Valentin. Des moments familiaux pour lesquels chacun préfère éviter les dissonances d’une séparation. Même si la pensée d’une rupture a pu se frayer un chemin dans l’esprit de l’un ou de l’autre partenaire, ce dernier a tendance à différer cette décision radicale.
L’approche des vacances, signe de renouveau
L’approche des vacances estivales engendre une dynamique de renouveau et de nouvelles aspirations. Cette période suscite une projection vers l’avenir, une transition vers une autonome phase de la vie. C’est probablement pourquoi, certains peuvent prendre la décision de quitter leur partenaire plutôt à ce moment-là. Selon les deux chercheurs, le printemps devient alors l’écrin d’un « cycle d’optimisme » propice aux prises de décisions importantes.
Ainsi, si le printemps continue d’incarner cette saison bénie où pullulent les mariages, il semblerait également que les rateaux de cette saison s’attèlent paradoxalement aussi à balayer les feuilles mortes des amours anciennes. Au fur et à mesure que les bourgeons éclatent au grand jour, il semble que certains couples prennent le parti de se faner. Et si finalement l’amour, à l’instar de la nature, connaissait lui aussi, ses propres cycles de renouveau et de déclin?

