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Selon une étude, la cigarette électronique serait aussi peu risquée que les gommes et patchs à la nicotine. Attention cependant à ne pas alterner vapoteuse et fumée…

Les études cherchant à prouver que la cigarette électronique est moins nocive que le tabac classique sont légion. S’il est encore difficile de dire si oui ou non l’e-cigarette est cancérigène, puisque arrivée sur le “marché” il y a encore peu de temps, une étude américano-britannique publiée cette semaine dans la revue Annals of Internal Medicine vient éclaircir les doutes : après six mois, les scientifiques ont trouvé que les fumeurs qui étaient passés de la cigarette simple à celle électronique contenant du e-liquide avaient beaucoup moins de toxines et de substances cancérogènes dans leur corps que les fumeurs continus.

Cela vient conforter l’avis de 120 médecins français qui prônaient la cigarette électronique en 2015.

e-cigarette, e-liquide

Une étude qui rassure les vapoteurs

Victime de son succès, la cigarette électronique a souvent mauvaise presse, au point qu’en 2016, 51,6% des Européens la jugeaient dangereuse.

Cependant, pour certains ayant tenté d’arrêter de fumer, passer à la cigarette électronique fut la meilleure alternative pour eux. Comme l’explique un utilisateur de l’e-cigarette, les avantages sont nombreux : non seulement l’odeur du tabac disparaît, tandis que le goût revient, mais comme l’indique cette étude, les effets sur la santé sont beaucoup moins dangereux que la cigarette classique.

Dans l’étude publiée cette semaine, la cigarette électronique ne semblait pas exposer à plus de composés dangereux que les patchs ou chewing-gums nicotiniques, dont la sécurité est bien démontrée.

Alterner tabac et e-cigarette est toujours aussi dangereux

Si la meilleure solution est d’arrêter définitivement le tabac et la nicotine, on note que seuls les fumeurs qui ont réussi à se débarrasser de la cigarette classique bénéficient des effets positifs de la cigarette électronique.

Lorsque la cigarette électronique est utilisée en continuité avec du tabac, il n’existe aucun gain notable. L’étude démontre que le taux de nitrosamines, les substances cancérogènes impliquées dans le cancer du poumon, est presque totalement réduit (de 97%) chez les vapoteurs exclusifs par rapport aux fumeurs, tout en apportant quasiment le même taux de nicotine.

Il est important de conclure en disant que l’étude menée sur 181 participants n’est cependant que très peu représentative de la population et mérite certainement d’autres tests pour confirmer les effets moindres de la cigarette électronique sur la santé.

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